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Les biocarburants de seconde génération ou le Greenwashing des compagnies aériennes…

20 décembre 2008 570 views Aucun commentaire

Il y a quelques mois, nous parlions d’utiliser des algues pour propulser nos avions de façon plus écologique. (Lire l’article « Des algues comme carburant ? »). Nous avons vu les avantages de ces biocarburants élaborés à partir de végétaux non comestibles, tels que certaines algues. Je souhaite revenir sur le sujet en y apportant quelques nuances. Quelques bémols récurrents sont à apporter aux biocarburants de seconde génération :

  • Rien ne semble garantir la faisabilité de ces biocarburants à grande échelle car les quantités d’algues requises sont phénoménales. Un doute aussi à apporter quant à l’avenir de nos paysages et des priorités à l’avenir.
  • Pour être utilisée, l’algue doit être transformée en kérosène liquide, processus consommateur de CO2 et d’énergie. Or, l’argument mis en avant par les compagnies soucieuses de se diriger vers ces biocarburants, est justement le moindre impact sur l’environnement.

N’oublions pas que la hausse et la fluctuation aléatoire des prix du pétrole menacent l’activité des compagnies aériennes qui se sont vues obligées de trouver rapidement une alternative. La solution des biocarburants de seconde génération serait donc plus un palliatif au pétrole qu’une nouvelle solution « miracle ». D’autre part, il semble que les industriels n’aient de cesse de mettre en avant le coté durable, viable et écologique des carburants élaborés à partir d’algue. Malgré certains arguments en leur faveur, il ne pourrait s’agir que d’une nouvelle action marketing dans le but de donner à l’opinion publique une image plus écologique et responsable.

La science n’a pas encore résolu les problèmes liés à notre sur-consommation de la mobilité. La meilleure solution est encore de voyager responsable en maitrisant nos trajets.

Nous devons rester critique face aux actions « durables » qui fleurissent tout autour de nous. De l’implication écologique à l’imposture, il n’y a qu’un pas et il est très facile de s’y perdre. Le « durable », le « vert », l’ « éco », sont les nouveaux outils marketing à la mode. Tout devient durable. Il devient difficile et fastidieux de faire la différence entre la supercherie, l’argument de vente qui marionnettise le consommateur, et la véritable action durable. Gardons l’œil critique.

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